Test Sniper Ghost Warrior 3 sur PC, PS4 et Xbox One sur Xbox One

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Test Sniper Ghost Warrior 3 : un épisode qui vise enfin juste ?

Passer au format monde ouvert était un pari osé pour Sniper Ghost Warrior mais il est réussi. Certes, les polonais de CI Games, développeurs et éditeurs de la série, n’ont clairement pas les moyens d’Ubisoft ou de Rockstar et cela se ressent. Mais un léger manque de finitions ou de fioritures n’a jamais empêché l’amusement. A vrai dire, cet univers géorgien se parcourt avec grand plaisir et les mécaniques de jeu tiennent parfaitement la route. En revanche, on se montrera plus sévère en ce qui concerne l’absence (temporaire) de mode multijoueurs, et la présence de contenus téléchargeables solo réservés au Season Pass. Le bilan reste globalement positif, et si vous avez déjà plié le fort sympathique Sniper Elite 4, il est peut-être temps pour vous de passer à Sniper Ghost Warrior 3.

Les deux premiers volets de Sniper Ghost Warrior ont souvent eu mauvaise presse, comme quasiment tous les autres jeux de sniper du marché. La faute à des critiques qui oublient de régler correctement la difficulté (histoire de se débarrasser des aides à la visée qui enlèvent tout intérêt au genre) et cherchent à jouer comme ils le feraient avec un FPS standard. Récemment, Sniper Elite 4 a démontré qu’en passant à un monde ouvert, les réticences de bien des testeurs s’envolaient comme par magie. Aujourd’hui, c’est à Sniper Ghost Warrior 3 de tenter le même tour de passe-passe.

Soldat américain typiquement « gendarme du monde », le marine et sniper Jon North intervient régulièrement dans des pays étrangers. Aujourd’hui, c’est dans le nord-est de la Géorgie qu’il se rend, afin de calmer les velléités d’un groupe de séparatistes locaux. Mais Jon cherche également à retrouver son frère Robert, kidnappé entre la Russie et l’Ukraine deux ans auparavant et dont la trace semble avoir été retrouvée en Géorgie. Ce scénario aurait pu faire l’objet d’un découpage standard en simples missions successives mais, cette année, Sniper Ghost Warrior a décidé de voir les choses en grand et de tenter l’aventure du monde ouvert. De fait, on y retrouve tous les classiques du genre : chargement unique en début de partie, véhicules à emprunter, points de voyage rapide, objets à collectionner, criminels de guerre à abattre, missions principales, missions annexes, missions improvisées sur le pouce (il s’agit généralement de sauver des civils retenus prisonniers), voire gameplay libre lorsqu’on  décide d’attaquer des campements ennemis juste pour le plaisir.

On remarquera ici ou là quelques imperfections en matière de finition […] mais le bilan technique ne cesse de s’améliorer au fil des patches et la base reste tout de même très solide.

Le tout s’inscrit dans un univers graphique et sonore typique de l’Europe de l’est. Les musiques, à commencer par celle du menu principal, sont délicieusement folkloriques tandis que les décors et la direction artistique rappellent par moments la série des S.T.A.L.K.E.R. Les balades et les ballades sont donc toujours plaisantes. Portés par le CryEngine, les graphismes figurent dans une bonne moyenne, rarement extraordinaires mais jamais déplaisants. On remarquera ici ou là quelques imperfections en matière de finition (animations qui s’enchaînent de manière un peu trop abrupte, montées et descentes d’échelles pas aussi souples qu’on le souhaiterait, cinématiques vidéo moins belles que les séquences de jeu…) mais le bilan technique ne cesse de s’améliorer au fil des patches et la base reste tout de même très solide. Sans être un AAA, le monde ouvert de Sniper Ghost Warrior 3 réussit donc à faire très correctement le boulot.

 

Le jeu se dote même de quelques fonctionnalités inattendues, comme le mode reconnaissance, qui permet d’afficher en surbrillance les éléments du décor auxquels on peut s’accrocher, d’analyser des traces de pas, et de désamorcer les pièges. Tout comme ceux de Ghost Recon Wildlands, le héros de Sniper Ghost Warrior 3 peut déployer un drone, qui remplace efficacement les jumelles pour observer les lieux à distance et marquer les ennemis (mais ici, sans copain pour faire ensuite le boulot à notre place). L’approche infiltration pure est récompensée par la possibilité d’interroger un garde au lieu de le tuer directement lorsqu’on le surprend par l’arrière. Selon les cas, il nous donnera alors des renseignements sur les forces ennemies présentes dans le coin, sur les objectifs de mission ou encore l’emplacement d’objets cachés. Il est également possible de pirater les système de vidéo-surveillance afin que les caméras ne trahissent pas votre présence. Par ailleurs, notre héros dispose d’une planque munie d’un ordinateur portable, qui lui permet de choisir les prochaines missions, d’une cache d’armes pour sélectionner son arsenal, et surtout d’un établi, grâce auquel il peut fabriquer différentes types de munitions (balles classiques, balles de marquage, balles appeau, flèches…) et pièces d’équipement (grenades à fragmentation, fumigènes, mines, trousses de soins…). On y trouve même un lit façon jeu de rôle, où l’on pourra se remettre de ses blessures et programmer une heure de réveil.

Sniper Ghost Warrior n’a pas réussi à développer une « killcam » réellement marquante. Voir la caméra suivre au ralenti la trajectoire de la balle jusqu’à ce qu’elle vienne percer le crâne de l’ennemi reste très plaisant, mais cela reste tout de même un peu trop classique comparé à l’effet « rayons X et biologie » du concurrent.

D’ailleurs, un petit système de progression du personnage est présent. Le gain d’expérience donne accès à des points de compétence qu’on peut dépenser dans trois branches différentes aux intitulés explicites : Sniper, Ghost et Warrior. Car évidemment, le jeu n’oublie pas ses fondamentaux et réserve une place importante au tir à distance. On retrouve tout ce qui fait le sel du genre : indication de la force du vent, nécessité de compenser l’effet de la gravité, contrôle de la respiration et réglage de l’élévation de la lunette en fonction de la distance à laquelle se trouve la cible. On pourra même stabiliser sa position en plaçant le fusil sur un bipied ou sur certaines surfaces plates (murets, rails, arbres abattus…). Faites usage autant que possible des silencieux et vous vous régalerez alors à nettoyer les bases ennemies à distance avant de les prendre d’assaut. Mais contrairement au frère ennemi Sniper Elite, Sniper Ghost Warrior n’a pas réussi à développer une « killcam » réellement marquante. Voir la caméra suivre au ralenti la trajectoire de la balle jusqu’à ce qu’elle vienne percer le crâne de l’ennemi reste très plaisant, mais cela reste tout de même un peu trop classique comparé à l’effet « rayons X et biologie » du concurrent. Cependant, les vrais défauts de Sniper Ghost Warrior 3 résident dans sa politique éditoriale. Non seulement il faut ouvrir deux fois son portefeuille si l’on souhaite avoir droit à tout le contenu solo (le season pass donne notamment accès à deux campagnes supplémentaires) mais on découvre également que le mode multijoueurs est tout simplement absent du jeu pour le moment. Une lacune jamais évoquée par les développeurs avant la sortie du jeu, et qui ne sera corrigée qu’au troisième trimestre. D’ici là, les adeptes des parties en ligne n’ont aucune raison d’investir dans ce Sniper Ghost Warrior. En revanche, les amateurs de solo et de tir au fusil sniper y trouveront de quoi se faire plaisir.

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