Hirune Hime, Rêves éveillés : un film Ghiblipunk entre deux mondes – Critique ciné – Hirune Hime

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Si vous êtes très terre à terre, accrochez-vous car Hirune Hime, Rêves éveillés, le nouveau long métrage animé de Kenji Kamiyama (pas forcément habitué à ce genre d’élan grand public) va vous faire traverser des mondes insoupçonnés grâce au pouvoir de l’imagination et de l’entrepreunariat.

Oui c’est un peu bizarre comme accroche, mais de toute façon ne cherchez pas la barrière entre la réalité et le rêves dans ce scénario, il n’y en a pas, et c’est toute la morale de l’histoire.

Si l’histoire familiale qui s’en dégage se montre juste ce qu’il faut émouvante, il ne faut pas se leurrer, ce n’est pas l’élément le plus important du scénario. La célèbre phrase de Arthur C. Clarke,résumera beaucoup mieux l’oeuvre de Kenji Kamiyama que ce pitch. Et la technologie au centre du film s’avère être le pilotage autonome des voitures, quelque chose de totalement d’actualité. Versant à peine dans l’anticipation, l’histoire d’Hirune Hime est à l’image de Kamiyama : remplie de confiance envers les technologies nées d’un imaginaire débridé, partagées avec bon sens, utiles, osées et qui n’hésitent pas à prendre quelques risques pour exister. On s’attend à voir débarquer Elon Musk à chaque plan.

Pour habiller tout cela, déballe son lot d’action, la partie « magique » de l’univers imaginé étant parfaite pour cela : Kaijus et robots géants combattront jusqu’au dernier souffle. Pour le bonheur de la réalisation, Kamiyama en fait même un poil trop sur la fin : s’il y a une symbolique dans l’affrontement final, on a un peu de mal à voir laquelle… On admire surtout l’auteur se fait plaisir sans honte. Il faut donc parfois débrancher le cerveau et oublier les aspects sérieux du film.

Parfois… Non, tout le temps en fait ! Kenji Kamiyama nous le rappelle souvent, avec plusieurs gags gros comme des maisons et qui marchent parfaitement bien (le meilleur étant la photo du méchant qui se frotte les mains) : il ne faut pas prendre son film trop au sérieux, malgré quelques passages dramatiques. C’est aussi ainsi que l’on ressent le mieux l’hommage constant à Ghibli, plus particulièrement aux débuts de Miyazaki, qu’alimente Kamiyama tout au long du film. La tête du méchant, la manière dont les sbires poursuivent l’héroïne, qui court sur des pentes impossibles, etc. On est vraiment entre, autre oeuvre du réalisateur, et du ()… C’est du Ghiblipunk. C’est tellement flagrant et touchant.

L’histoire d’, c’est donc comme un voyage au confus au coeur de son auteur : ses passions, ses idées, sa réalité, ce qu’il aime, ce qu’il craint, toutes ses influences. Ca ne change pas la vie (sauf pour un technophobe peut-être ?), mais ça donne envie d’aller boire un coup avec Kenji Kamiyama, pour parler robots, IA et monstres géants…

Vous pourrez voir le 12 juillet au cinéma grâce à Eurozoom et All The Anime.

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